Le naufrage du navire francais KLEIN FAMILIEqui a fait 5 victimes et a entraîné la mort 4 marins, a eu lieu le 6 janvier 2006, à la suite d'une collision avec le SICHEM PANDORAbattant pavillon maltais. Depuis cette date, les familles ont eu à supporter des procédures longues et complexes.
Alors que le volet pénal de ce dossier semble bloqué, l'Etat de Malte s'étant déclaré compétent, c'est sur le volet civil de cette affaire que je me permets, par la présente, de solliciter votre intervention. En effet, l'Etablissement National des Invalides de la Marine (ENIM) réclame une subrogation des droits à son profit dans la réparation des préjudices matériels. Les prétentions financières de cet établissement sont telles, qu'elles auraient pour conséquence d'absorber la quasi totalité des indemnités que les familles pourraient récupérer au titre de ce préjudice. Une situation tout à fait inédite dans de telles tragédies en mer.
Après une première évaluation fantaisiste de ces préjudices par l'ENIM, nous en avions appelé à l'intervention de Monsieur le Président de la République, qui nous avait reçu à l'occasion d'une visite à Cherbourg, le 21 mars 2008. Très sensible à la situation des familles de victimes, il avait alors, en ma présence, déclaré que l'ENIM allait renoncer à cette subrogation.
Malgré cela, l'ENIM a refusé de répondre à l'engagement de Monsieur Nicolas SARKOZY et a maintenu sa demande de subrogation aux droits des familles, tout en acceptant de limiter ses prétentions initiales. Cette position aboutit cependant au même résultat, puisqu'elle prive encore les familles des indemnités auxquelles elles pourraient prétendre au titre du préjudice matériel.
J'ai donc, avec l'appui du Comité Régional des Pêches de Basse-Normandie, saisi une nouvelle fois le directeur de l'ENIM par un courrier en date du 14 mars, dont vous trouverez une copie ci-joint, et qui est malheureusement resté sans réponse.
Alors que les familles endurent toujours des procédures pénibles, qui les placent dans la plus grande difficulté, nous nous étonnons que sur ce volet de l'affaire, les choses en soient toujours au même point. C'est la raison pour laquelle je souhaiterais pouvoir vous rencontrer, afin qu'une solution puisse être proposée dans l'intérêt des familles.
