Partager l'article ! Loi de finances rectificative: le budget de la défense sacrifié: Alors que l'équation budgétaire du ministère de la défens ...
Alors que l'équation budgétaire du ministère de la défense était extrêment tendue, que les recettes exceptionnelles indispensables à l'équilibre du modèle ne sont pas au rendez-vous, qu'il s'agisse des cessions des emprises immobilières du ministère de la défense, de ses fréquences Hertziennes ou de l'usufruit de satellite de communication, et que les dépenses liées aux opérations extérieures augmentent fortement en raison de notre présence sur de nombreux théatres, notamment en Libye et en Afghanistan, le projet de loi de finances rectificative qui sera examiné par l'Assemblée Nationale la semaine prochaine, sacrifie une fois de plus le budget de la défense au détriment de l'équipement de nos forces.
Lors de l’examen au Parlement de la première loi de finances rectificative, le Gouvernement a présenté un amendement majorant de 460 M€ les crédits du programme « Appels en garantie de l’État ». Sur les 460 M€ de coupe budgétaire, 230 M€ seront prélevés sur le budgét défense.
Le ministère de la défense subit depuis 2008 une réforme d'une ampleur inégalée qui entrainera notamment la supression de 54 000 postes, en contre partie, les économies attendues devaient lui être redistribuées afin d'assurer le niveau d'équipement de nos forces et d'améliorer la condition des personnels. Alors que le budget de la mission défense est amputée de manière imprévue et brutale de 230 millions d'euros, après avoir déjà subi une régulation de 3,4Md€ pour la période 2009-2013, Bernard CAZENEUVE, rapporteur de la mission d'information sur le suivi de la réforme du ministère de la défense, s'inquiète des conséquences de ces nouvelles coupes budgétaires sur l'équipement de nos forces. Une remise en cause du niveau des équipements portée à la loi de Programmation Militaire aurait des conséquences préjudiciables pour les industries de défense et pour l'emploi en leur sein. Il s'inquiète également du financement des surcoûts des opérations extérieures par le budget du seul ministère de la défense, alors que ces dépenses doivent être prises en charge par l'ensemble des ministères au titre de la réserve de précaution interministérielle.
Tandis que nos armées n'ont jamais été autant sollicitées, le budget du ministère de la défense est clairement redevenu la variable d'ajustement du budget de l'Etat
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