Partager l'article ! Jeudi 30/09/2010 : LA CUC EST CANDIDATE A L’ACCUEIL D’UNE MAISON D’ARRET: ...
La CUC est candidate à l’accueil du futur centre pénitentiaire départemental. Le 5 août dernier, les services communautaires ont rencontré les techniciens de l’APIJ (Agence Publique pour l’Immobilier de Justice) et leur ont présenté le site des Sourds sur la commune de Tourlaville.
L’emplacement, un carré de 12 hectares à l’Est de l’axe Nord-Sud, répond aux exigences du cahier des charges de l’agence pour la construction d’une maison d’arrêt de 700 places en termes d’accessibilité (proximité de la RN13, raccordement aisé au réseau de bus, de constructibilité -pas de risques technologiques ni naturels-, de proximité des réseaux d’adduction d’eau et d’électricité et de sécurité. Les espaces disponibles laissent en effet la possibilité d’aménager d’un large glacis autour de l’établissement.
L’agglomération offre quant à elle l’ensemble des services complémentaires : gare SNCF, réseau de transports en commun, taxis, capacité hotelière, centre hospitalier, services de secours, commissariat de police, équipements sportifs. Elle est par ailleurs siège du deuxième TGI de Basse-Normandie. Son ressort génère une activité pénale qui, cumulée à celle de Coutances, justifie pleinement la construction d’une maison d’arrêt départementale.
Au-delà des éléments purement techniques, il est également important de rappeler le contexte législatif. La récente loi pénitentiaire est la traduction des règles pénitentiaires européennes adoptées par le comité des ministres du conseil de l’Europe en 2006. Le principe général de ce texte consiste à humaniser les conditions de détention et retient entre autres que la cellule individuelle doit devenir le principe général et non plus une exception comme c’est le cas aujourd’hui. La loi fixe aussi de nouveaux objectifs visant à améliorer les conditions de visite, le lien avec les familles et la réinsertion
On ne peut que se féliciter de l’adoption de ce texte par la France et de la décision qui en a découlé de mettre en place un grand plan de rénovation des prisons. C’est la raison pour laquelle, une approche strictement économique de la réorganisation pénitentiaire qui consisterait â regrouper les détenus dans des maisons d’arrêt régionales de très grande taille, déshumanisées, éloignées des familles et coupées du monde serait contraire à l’esprit de la réforme.
C’est pour réaffirmer cela, ainsi que pour susciter une vraie mobilisation pour le maintien d’un pôle judiciaire fort dans le Cotentin, que la ville réunira prochainement les professionnels de la justice aux côtés des surveillants de prisons en mairie.