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Partager l'article !Attentat de Karachi: Bernard Cazeneuve interpelle le premier ministre suite à la publication du rapport de la mission parlementaire le 12 mai 2010:
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Ayant écouté avec attention plusieurs de vos interventions radio et télé, j’attends avec impatience la publication de ce rapport dans la bibliothèque des rapports publics (si cette publication
intervient).
Je dois tout d’abord vous remercier pour la clarté de vos exposés et le souci d'objectivité
En attendant, vous présumant - connaissant un peu votre action sur Cherbourg - de bonne foi, sincère et honnête, je ne peux que vous encourager à poursuivre tant pour la défense de la Démocratie
(menacée dans notre pays) que pour les victimes de cet attentat.
Pourquoi ne profiteriez-vous pas de ce temps médiatique favorable pour lancer une pétition nationale (référendum d’initiative populaire – même si les décrets d’application sont toujours dans les
tiroirs de l’oubli) ?
Son objectif : Obtenir un large soutien populaire qui viserait tout à la fois,
1) la « déconfidentialisation » immédiate des documents impliqués au motif qu’ils ne couvrent que des décisions politiciennes non stratégiques pour notre pays.
2) la réforme indispensable du secret et de la confidentialité « défense » dont beaucoup de responsables estiment qu’ils sont inefficaces tant du point de vue de la Défense que de notre politique
extérieure et qu’ils ne servent qu’à favoriser l’impunité, l’irresponsabilité de nos “grands décideurs” voire à couvrir des pratiques contraires à l’ordre public.
En particulier les délais de prescription devraient être suspendus pour permettre, au moins et ultérieurement à la justice de faire son œuvre. (l’expérience récente – affaire Pasqua- confirme que
la « justice politique » a ses limites)
Dans un régime toujours aussi soucieux et partisan de l’ordre, de la sécurité, de la sanction de la répression, de la restriction, du mépris comme principes et moyens de gouvernement, les
“puissants” devraient, enfin, commencer par nous montrer l’exemple et accepter d'être, éventuellement, condamnés .
Si l’on peut dissocier, judiciairement, responsabilité politique et responsabilité pénale, l’on ne peut et doit pas dissocier responsabilité politique, responsabilité civile et culpabilité morale
sans porter lourdement atteinte à la Démocratie.
l ne peut y avoir de Démocratie sans crédibilité et fiabilité des décideurs qui en ont la charge.
cordialement
JEAN BOURGAIN
Commentaire n°1
posté par
bourgain
le 17/05/2010 à 09h57
Ayant écouté avec attention plusieurs de vos interventions radio et télé, j’attends avec impatience la publication de ce rapport dans la bibliothèque des rapports publics (si cette publication intervient).
Je dois tout d’abord vous remercier pour la clarté de vos exposés et le souci d'objectivité
En attendant, vous présumant - connaissant un peu votre action sur Cherbourg - de bonne foi, sincère et honnête, je ne peux que vous encourager à poursuivre tant pour la défense de la Démocratie (menacée dans notre pays) que pour les victimes de cet attentat.
Pourquoi ne profiteriez-vous pas de ce temps médiatique favorable pour lancer une pétition nationale (référendum d’initiative populaire – même si les décrets d’application sont toujours dans les tiroirs de l’oubli) ?
Son objectif : Obtenir un large soutien populaire qui viserait tout à la fois,
1) la « déconfidentialisation » immédiate des documents impliqués au motif qu’ils ne couvrent que des décisions politiciennes non stratégiques pour notre pays.
2) la réforme indispensable du secret et de la confidentialité « défense » dont beaucoup de responsables estiment qu’ils sont inefficaces tant du point de vue de la Défense que de notre politique extérieure et qu’ils ne servent qu’à favoriser l’impunité, l’irresponsabilité de nos “grands décideurs” voire à couvrir des pratiques contraires à l’ordre public.
En particulier les délais de prescription devraient être suspendus pour permettre, au moins et ultérieurement à la justice de faire son œuvre. (l’expérience récente – affaire Pasqua- confirme que la « justice politique » a ses limites)
Dans un régime toujours aussi soucieux et partisan de l’ordre, de la sécurité, de la sanction de la répression, de la restriction, du mépris comme principes et moyens de gouvernement, les “puissants” devraient, enfin, commencer par nous montrer l’exemple et accepter d'être, éventuellement, condamnés .
Si l’on peut dissocier, judiciairement, responsabilité politique et responsabilité pénale, l’on ne peut et doit pas dissocier responsabilité politique, responsabilité civile et culpabilité morale sans porter lourdement atteinte à la Démocratie.
l ne peut y avoir de Démocratie sans crédibilité et fiabilité des décideurs qui en ont la charge.
cordialement
JEAN BOURGAIN