Partager l'article ! Bernard CAZENEUVE et Michel BARNIER rencontrent les pêcheurs sur la crise de la profession: « Personne n'arrive plus à suivre !&n ...
« Personne n'arrive plus à suivre ! » En substance, c'est le message que Daniel
Lefèvre, président du comité régional des pêches ; Richard Brouze, directeur de l'OPBN (Organisation des producteurs bas-normands) et Marc Delahaye, directeur de la halle à marée de
Cherbourg, ont souhaité faire passer au ministre de l'Agriculture et de la pêche. Hier, ils ont pu rencontrer quelques instants Michel Barnier, avant qu'il n'intervienne devant les éleveurs de la
fédération nationale bovine. Un conseiller technique les a ensuite reçus plus longuement.
Une mise au point dans la perspective de l'élaboration de la nouvelle politique commune des pêches, pour la période 2012-2022. « Nous voulons mettre en avant les répercussions des
dernières directives européennes, souligne Daniel Lefevre. Comme l'introduction de nouvelles espèces de raies interdites de pêche au titre du principe de précaution, qui en fait génère des
rejets. Ces mêmes rejets que Bruxelles veut réduire... Sans parler de la gestion du cabillaud, qui devient ingérable ! »
Spécificité de la pêche bas-normande, qui représente 2 000 marins et 500 navires, « 85 % des espèces pêchées ici ne dépendent pas d'un encadrement communautaire.
Cependant, nous sommes soumis à la politique commune des pêches, dans laquelle nous ne nous retrouvons pas. » Conséquences : « Une pêche hauturière malmenée, une
concurrence déloyale, des Écossais, des Hollandais, voire des Espagnols. »
Les dirigeants présenteront de nouveau ce plaidoyer la semaine prochaine, au commissaire européen en charge de la pêche : Joe Borg se rendra notamment à Barfleur, « un exemple
de l'aménagement que l'on souhaite pour l'ensemble du littoral bas-normand. »