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Amiante


Bernard CAZENEUVE a interpellé le Ministre du travail, des relations sociales et de la solidarité.


Dans la nuit du vendredi 31 octobre au samedi 1er novembre, l'Assemblée Nationale a examiné l'article unique que le PLFSS consacre à l'Amiante. Cet article va supprimer la contribution à la charge des entreprises qui ont exposé leurs salariés à l'Amiante et la remplace par une augmentation de 30 millions d'euros de la dotation de la branche AT/MP.


Certes, le recouvrement de cette contribution spécifique présentait de grandes difficultés. C'est la raison pour laquelle les partenaires sociaux, les associations de victimes, et les députés socialistes souhaitaient améliorer le rendement du dispositif et le rendre plus équitable. Personne n'avait proposé de le supprimer. Par cette disparition, toutes les entreprises qui cotisent à la branche AT/MP se substitueront aux seules entreprises fautives dans le financement du FCAATA, ce qui est à la fois inéquitable et dé-responsabilisant. Il regrette donc que l'amendement de suppression qu'il a présenté dans la nuit du 1er novembre ait été refusé par le Gouvernement.


D'autre part, le fond de roulement du FIVA est présenté comme excédentaire, ce qui justifierait une stagnation de la dotation. Or ce prétendu excédent n'est en réalité que le fruit du retard de plus de six mois accumulé dans la gestion des dossiers de victimes. Alors que les besoins sont clairement identifiés - création d'une cellule d'urgence, renforcement des effectifs et simplification des procédures - comment seront-ils financés?


Enfin, il a saisi l'occasion qui lui était donnée de définir les grandes lignes d'une politique protectrice et responsable pour les victimes de l'Amiante. Cette politique de Santé publique devra nécessairement passer par la disparition des inégalités de traitement entre les victimes selon le régime social auquel elles sont affiliées. Elle devra également envisager de pallier les injustices inhérentes au système de liste, en examinant par exemple l'opportunité d'une voie d'accès individuelle dans le dispositif de cessation anticipée d'activité.


 

 



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Cette réunion a eu lieu le vendredi 3 octobre à la permanence parlementaire de Cherboug entre messieurs Bernard CAZENEUVE, Député-maire de Cherboug-Octeville; Didier SAYAVERA, Président de l'ADEVA; Jean-Pierre COSNEFROY, Vice-Président de l'Association; Noël NOIR, Secrétaire et Pascal CANU, Responsable de l'Acaata.

Elle a été l'occasion de reprendre la réflexion engagée sur le dispositif de protection des victimes et sur l'Association elle-même, autour de plusieurs thèmes majeurs:


Situation de l'emploi au sein de l'Association:

Le Contrat d'Accompagnement dans l'Emploi dont ils bénéficiaient arrivant à son terme et n'étant pas renouvelé, l'un des postes de l'Association devra prendre la forme d'un CDD ce qui implique une réflexion en amont sur son mode de financement. Une situation d'autant plus préoccupante que les aides attribuées au second emploi de l'Association cesseront l'année prochaine.

Après avoir évoqué différentes pistes de financement public pour ces emplois, Bernard CAZENEUVE a proposé à l'ADEVA de lancer, avec le soutien de la ville, une grande manifestation d'appel à l'adhésion et au don, qui pourrait se dérouler au printemps 2009. Cet événement pourrait également être un moyen de relancer le débat sur la prévention, dans la continuité de l'opération qui s'est déroulée le samedi 4 octobre dernier dans les salons de l'hôtel de ville.


Suivi psychologique des victimes et de leur famille

Bernard CAZENEUVE et les membres de l'Association on abordé la question des moyens matériel et humain, nécessaires à l'accueil, à l'écoute, et à l'information des victimes et de leur famille. L'objectif étant de mettre en place au sein de l'Association, un groupe de parole pérenne, encadré par la psychologue du Centre Hospitalier Publique du Cotentin.


ACAATA / FIVA

Après la publication du rapport LEGARREC qui soulève un certain nombre de réserves, Bernard CAZENEUVE souhaite s'engager dans les débats qui auront lieu dans le cadre du Projet de loi de financement pour la sécurité social. A cette fin, il souhaite pouvoir proposer plusieurs amendements réaffirmant et renforçant les droit des victimes. Il s'agira également de relancer le débat sur la question du financement du FIVA.



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Bernard CAZENEUVE, souhaite attirer l'attention du Ministre du Travail, des relations sociales et de la Solidarité, sur le problème du délai de prescription des dossiers du Fond d'Indemnisation des Victimes de l'Amiante.
 

La Loi de financement de la sécurité sociale pour 2001, votée en décembre 2000 et créant le Fiva, n'a pas prévu de prescription pour les dossiers des victimes de l'amiante. Mais le Conseil d'administration du Fiva a, par une délibération du 28 mars 2003, voté une durée de prescription de quatre ans, en s'appuyant sur la durée de prescription des créances publiques.

Certes, le Fiva est un établissement public, mais sa fonction est de se substituer aux juridictions civiles pour réparer les dommages des victimes de l'amiante. Ainsi et en toute logique, il aurait fallu appliquer au régime de la prescription, les dispositions de l'article 2262 du code civil, lequel prévoit une prescription trentenaire pour toutes les actions en indemnisation.

Cette prescription, prolongée à titre exceptionnel pour un an dans la Loi de financement de la sécurité sociale de 2007, arrive à son terme le 31 décembre 2007, pour les personnes dont la maladie est survenue avant la création du Fiva.

Cette échéance risque de provoquer un encombrement du Fiva qui ne parvient déjà pas à respecter les délais de traitement que lui imposent les textes. Il s'agit également d'une profonde injustice pour les victimes isolées qui n'ont pas encore engagé de démarches, ou pour celles, déjà indemnisées, mais qui seraient fondées à demander un complément d'indemnisation (plus de 4 000 dossiers concernés en France).

En conséquence, Bernard CAZENEUVE, souhaite connaître la position du Gouvernement sur la question du prolongement du délai de prescription des demandes d'indemnisation des victimes de l'amiante.

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COMMUNIQUE DE PRESSE

le 13 octobre 2008

Afin de faire écho à l'importante manifestation des victimes de l'amiante et de leurs associations représentatives, qui s'est déroulée à Paris le samedi 13 octobre, Bernard CAZENEUVE, député de la Manche, a adressé au ministre du travail, des relations sociales et de la solidarité, une question d'actualité retransmise en directe sur le drame sanitaire de l'Amiante et le recul des droits des victimes:

Près de 100 000 morts dues à l'amiante sont à craindre au cours des vingt prochaines années.

Or, depuis quelques mois, les motifs d'inquiétude s'accumulent :

  • La part de l'Etat dans le financement des fonds d'indemnisation diminue

  • La Cour des comptes propose un dangereux « recentrage » du dispositif

  • Le système des listes qui montre ses limites, exclu du dispositif un grand nombre de salariés exposés

  • La franchise médicale est une mesure particulièrement inadmissible lorsqu'elle touche les accidentés du travail


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