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Le mercredi 8 septembre, dans les locaux de l'école militaire, Bernard CAZENEUVE a prononcé un discours lors du séminaire d'ouverture de la 47è session nationale « Armement et économie de défense », de l’Institut des hautes études de la défense nationale (IHEDN), en présence du vice-amiral d’escadre Richard Laborde, directeur de l’Institut, de l’IGA Robert Ranquet, directeur adjoint, et du directeur de la formation, le professeur Michel Foucher. Le fil conducteur de cette année sera : «  La France, l'Union Européenne, leurs alliés et partenaires, face aux défis de l'arc de crise »

Après être intervenu sur le sujet « Pourquoi un homme politique s’intéresse aux questions de défense et d’armement ? », il s'est livré à une analyse de la mise en oeuvre de la réforme du ministère de la défense:

 

Le Président de la République a décidé d’engager  la défense de notre pays dans une réforme très ambitieuse, dont l’ampleur exige qu’elle réussisse si l’on veut éviter qu’ellen'impacte durablement le niveau de compétence et d'équipement de nos armées

 

Cette réforme repose sur un triptyque en apparence très cohérent : le Livre Blanc fixe le cadre conceptuel du nouveau contrat opérationnel. La réduction du format du ministère de la défense et sa réorganisation - à travers notamment la création des bases de défense- doit permettre de dégager les économies indispensables au financement de l’équipement de nos forces. Le renforcement de la compétitivité de nos industries et une meilleure articulation de leurs relations avec la DGA sont présentées comme la garantie d’une bonne maîtrise du coût des programmes. Afin d'assurer la soutenabilité du modèle, le Président de la République, s'était engagé à augmenter de 1% - par delà la compensation de l'inflation - les crédits de la mission défense, à compter de 2012.

 

Aujourd'hui, force est de constater que de rendez-vous manqués en engagements non tenus, la réforme est incapable d'atteindre les objectifs qu'elle s'était fixés à elle même.

Il convient en effet de remarquer que le niveau des économies engendrées par la déflation importante des effectifs et la réorganisation de la carte militaire n’est pas à la hauteur des prévisions du gouvernement, avec un manque à gagner évalué à 1,7 milliards, dès 2013.

La rigidité à la baisse des dépenses de personnels, la non réalisation des recettes exceptionnelles liée notamment à la difficulté de réaliser la cession des fréquences et des actifs immobiliers du ministère de la défense, comme les surcoûts de certaines dépenses d’infrastructures, constituent autant d’éléments qui fragilisent la dynamique de la réforme. L’absence de lisibilité sur le coût réel des bases de défense et du projet Balard, non finalisé à ce jour, présentent d'autres sujets de légitime préoccupation.

 

Malgré ce contexte, les arbitrages budgétaires annoncés amputeraient de 3,5 milliards d’euros les crédits de la mission défense menaçant ainsi dangereusement, un modèle déjà fragile.

Imposer au ministère de la défense, qui s’est posé en meilleur élève de la révision générale des politiques publiques, une nouvelle amputation de ses crédits à hauteur de 3,5 milliards d’euros, revient à compromettre la réforme engagée et à désespérer tous ceux qui ont consenti des sacrifices importants pour la faire réussir. C’est que, sur la période de la LPM, le niveau des coupes budgétaires dépasse largement les économies attendues de la réforme, évaluées à 2,7 milliards d'euros dans le modèle initial. Seulement quelques mois après l'entrée en vigueur de la LPM, les marges de manœuvres que le ministère entendait se donner à lui même disparaissent.

 

Sauf à revoir le contrat opérationnel de nos armées à la baisse, ce qui ne serait pas acceptable, il est peu probable que la reprise des mauvaises habitudes qui consistent à considérer le budget de la défense comme une variable d’ajustement du budget de l’Etat, contribuera à la réussite d’une réforme, dont l’ambition, justifiait que les engagements budgétaires soit tenus. Aujourd’hui l’équation de cette réforme commence à se révéler difficile. Si elle devait devenir impossible c’est le moral de nos armées qui s’en trouverait durablement atteint, comme le niveau de leur équipement, le plan de charge de nos industries et l’emploi en leur sein. C'est aujourd’hui ce qu’il faut à tout prix éviter.



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A l'occasion du débat sur le projet de loi relatif a la reconversion des militaires, Bernard Cazeneuve, députe maire de Cherbourg, a interroge le ministre de la défense, Hervé Morin, sur la situation budgétaire très critique de nos armées.

Déjà, il y a deux ans, le gouvernement avait décidé de la suppression de 54000 emplois dans les armées, au terme des travaux du livre blanc et de la révision générale des politiques publiques. Ces décisions étaient censées engendrer 2,7 milliards d'euros d'économies. En décidant de prélever 3,5 milliards d'euros au cours des trois prochaines années sur le budget du ministère de la défense, le gouvernement réduit a néant les efforts accomplis par les armées et sème la désespérance parmi les personnels civils et militaires du ministère de la défense.

En envisageant l'etalement de certaines commandes, le gouvernement fragilise les industries de défense et contribue au renchérissement du coût des programmes.

Dans un tel contexte, la question se pose de la soutenabilite de l'actuelle loi de programmation militaire quelques mois a peine après son adoption par le Parlement.

 



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Le vendredi 7 mai, Bernard CAZENEUVE s’est rendu à l’école de l’Amont-Quentin où il a rencontré les élèves des classes de CM1 et CM2 afin d’échanger, dans le cadre de leur programme scolaire, sur le rôle du Député et du Maire. De nombreuses questions, préparées avec leurs institutrices, ont été posées sur ses deux mandats, sur le fonctionnement de l’Assemblée Nationale, sur la gestion de sa semaine de travail… Après avoir proposé aux élèves une visite de l’Hôtel de Ville, la rencontre s’est achevée par une séance de dédicaces et de photos.

 



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