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Amiante



Bernard CAZENEUVE, souhaite attirer l'attention du Ministre du Travail, des relations sociales et de la Solidarité, sur le problème du délai de prescription des dossiers du Fond d'Indemnisation des Victimes de l'Amiante.

La Loi de financement de la sécurité sociale pour 2001, votée en décembre 2000 et créant le Fiva, n'a pas prévu de prescription pour les dossiers des victimes de l'amiante. Mais le Conseil d'administration du Fiva a, par une délibération du 28 mars 2003, voté une durée de prescription de quatre ans, en s'appuyant sur la durée de prescription des créances publiques.

Certes, le Fiva est un établissement public, mais sa fonction est de se substituer aux juridictions civiles pour réparer les dommages des victimes de l'amiante. Ainsi et en toute logique, il aurait fallu appliquer au régime de la prescription, les dispositions de l'article 2262 du code civil, lequel prévoit une prescription trentenaire pour toutes les actions en indemnisation.

Cette prescription, prolongée à titre exceptionnel pour un an dans la Loi de financement de la sécurité sociale de 2007, arrive à son terme le 31 décembre 2007, pour les personnes dont la maladie est survenue avant la création du Fiva.

Cette échéance risque de provoquer un encombrement du Fiva qui ne parvient déjà pas à respecter les délais de traitement que lui imposent les textes. Il s'agit également d'une profonde injustice pour les victimes isolées qui n'ont pas encore engagé de démarches, ou pour celles, déjà indemnisées, mais qui seraient fondées à demander un complément d'indemnisation (plus de 4 000 dossiers concernés en France).

En conséquence, Bernard CAZENEUVE, souhaite connaître la position du Gouvernement sur la question du prolongement du délai de prescription des demandes d'indemnisation des victimes de l'amiante.

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Cette réunion a eu lieu le vendredi 3 octobre à la permanence parlementaire de Cherboug entre messieurs Bernard CAZENEUVE, Député-maire de Cherboug-Octeville; Didier SAYAVERA, Président de l'ADEVA; Jean-Pierre COSNEFROY, Vice-Président de l'Association; Noël NOIR, Secrétaire et Pascal CANU, Responsable de l'Acaata.

Elle a été l'occasion de reprendre la réflexion engagée sur le dispositif de protection des victimes et sur l'Association elle-même, autour de plusieurs thèmes majeurs:


  1. Situation de l'emploi au sein de l'Association:


Le Contrat d'Accompagnement dans l'Emploi dont ils bénéficiaient arrivant à son terme et n'étant pas renouvelé, l'un des postes de l'Association devra prendre la forme d'un CDD ce qui implique une réflexion en amont sur son mode de financement. Une situation d'autant plus préoccupante que les aides attribuées au second emploi de l'Association cesseront l'année prochaine.

Après avoir évoqué différentes pistes de financement public pour ces emplois, Bernard CAZENEUVE a proposé à l'ADEVA de lancer, avec le soutien de la ville, une grande manifestation d'appel à l'adhésion et au don, qui pourrait se dérouler au printemps 2009. Cet événement pourrait également être un moyen de relancer le débat sur la prévention, dans la continuité de l'opération qui s'est déroulée le samedi 4 octobre dernier dans les salons de l'hôtel de ville.


  1. Suivi psychologique des victime et de leur famille


Bernard CAZENEUVE et les membres de l'Association on abordé la question des moyens matériel et humain, nécessaires à l'accueil, à l'écoute, et à l'information des victimes et de leur famille. L'objectif étant de mettre en place au sein de l'Association, un groupe de parole pérenne, encadré par la psychologue du Centre Hospitalier Publique du Cotentin.


  1. ACAATA / FIVA


Après la publication du rapport LEGARREC qui soulève un certain nombre de réserves, Bernard CAZENEUVE souhaite s'engager dans les débats qui auront lieu dans le cadre du Projet de loi de financement pour la sécurité social. A cette fin, il souhaite pouvoir proposer plusieurs amendements réaffirmant et renforçant les droit des victimes. Il s'agira également de relancer le débat sur la question du financement du FIVA.










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