Le vendredi 15 janvier dernier, Bernard CAZENEUVE a assisté à la cérémonie de présentation des voeux de Monsieur Daniel ROUPSARD, Maire de Bretteville en Saire. Ce dernier a annoncé les ambitions dégagées à l'horizon de cette nouvelle année, en présence des Maires de Digosville,de Le Mesnil au Val et de la Glacerie et de Monsieur MARIE, représentant Monsieur le Sous-Préfet. André ROUXEL, Conseiller Général, Jean-Pierre GODEFROY, Sénateur et Bernard CAZENEUVE, Député-Maire, se sont ensuite succédés à la tribune pour présenter à la population brettevillaise les différents projets en cours au sein du Conseil Général et les grandes réformes nationales, et particulièrement la réforme des collectivités territoriales.

En ce début d'année 2010, je souhaite présenter aux lecteurs de ce blog, mes voeux sincères pour cette nouvelle année et pour la décennie qui commence.
Ces dernières années ont été celles de la montée des inégalités et de la précarisation des couches populaires, des jeunes et des retraités, celles qui ont vu reculer le rôle de l'Etat et les valeurs républicaines.
Ces années ont été celles de toutes les dérégulations. L'ensemble de notre économie et de notre système social est touché par cette forme de renoncement, mais la réalité de notre territoire me force à penser en premier lieu à la dérégulation agricole et à la crise du lait qui aboutit à une baisse de 34% du revenu des éleveurs, au désengagement de l'Etat des hôpitaux publics et des ports, mais aussi au changement de statut de la poste, qui pénalisera davantage les territoires ruraux.
Que dire enfin d'un débat sur l'identité nationale, nauséabond, tellement peu compatible avec l'idée que nous nous faisons de l'idéal républicain et qui n'a pas suffit à masquer les échecs successifs du Gouvernement.
En 2010, de grands rendez-vous nous attendent :
La question sociale majeure sera celle des retraites. De sérieuses menaces pèsent sur notre système de protection sociale, qui appellent notre vigilance et notre mobilisation.
La prochaine réforme de la justice et la disparition annoncée du juge d'instruction seront également des temps forts de l'année et menacent le principe même d'une justice indépendante. Alors que le drame de l'amiante a si durement touché notre territoire, comment expliquer aux familles des victimes que nos efforts, depuis près de vingt ans, pour obtenir un procès pénal, pourraient être réduits à néant.
La réforme des territoires et des modes de scrutin fragiliseront considérablement les pouvoirs locaux déjà confrontés à d'incessantes réductions de postes dans l’éducation, dans la police, dans la gendarmerie. Pour ce qui est de notre hôpital, une nouvelle gouvernance a été instaurée qui minore le rôle des élus. Nous continuerons néanmoins à nous battre avec une détermination absolue, pour défendre l'hôpital public et ses missions.
Enfin, de nombreuses inquiétudes demeurent qui concernent les restructurations en cours de la Défense Nationale à Cherbourg-Octeville. Après avoir annoncé que notre territoire ne serait pas touché par les restructurations, c'est près de 250 emplois que l'Etat risque de supprimer, remettant en cause des compétences, créant partout des problèmes humains et faisant passer la Marine Nationale en deçà d'un seuil critique. Nous poursuivrons en 2010 notre combat pour les emplois et le confortement de la Marine sur le territoire du Cotentin.
L'année qui s'annonce devra donc être celle de notre engagement et de notre mobilisation au service de la justice sociale, de la protection de nos services publics, de l'enseignement et de l'égalité des chances. Nous mettrons nos forces en commun, notamment lors des prochaines élections régionales, afin d'oeuvrer comme nous l'avons toujours fait pour l'emploi, la formation et le développement économique de nos régions.
Bonne et heureuse année 2010 à chacun d'entre vous

Considérant qu’un égal accès des femmes et des hommes aux mandats électifs est une condition nécessaire à l’exercice de la démocratie.
Considérant que cet égal accès n’est pas une évolution naturelle puisque malgré la loi sur la parité votée sous le gouvernement Jospin en 2000, l’Assemblée nationale compte aujourd’hui 81,5 % d’hommes pour seulement 18,5 % de femmes.
Considérant que la modification d’un mode de scrutin a des effets conséquents sur la représentation des femmes en politique et que nous avons pu nous en féliciter en 2004, lorsque les assemblées régionales ont vu 47,6 % de femmes élues au lieu des 27,5 % élues en 1998.
Considérant que la réforme territoriale proposant l’élection de conseillers territoriaux au scrutin uninominal à un tour pour 80 % d’entre eux est contraire à l’article 1 de la Constitution française qui précise que « La loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales ».
Considérant que si cette réforme devait être appliquée, les femmes représenteraient moins de 20 % des conseillers territoriaux, selon toutes les projections réalisées.
Considérant, enfin, que les régressions sur les droits des femmes sont partout, et que le recul de la représentation des femmes pour tout ce qui touche à l’organisation de notre pays et de nos territoires ne peut qu’entériner, voire accélérer cette situation déjà préoccupante.
Nous femmes et hommes, citoyennes et citoyens, demandons à celles et ceux qui auront, de par leur vote, le pouvoir d’entériner ou non cette réforme de tout faire pour qu’une telle régression ne soit jamais votée. Nous leur demandons de s’élever contre ce procédé antidémocratique et anticonstitutionnel par tous les moyens dont elles et ils disposent, de convaincre toutes celles et ceux qui n’auraient pas vu, peut–être, tous les dangers d’un scrutin uninominal à un seul tour, de prendre en compte ces aspects et de respecter la Constitution de la République Française en votant contre cette réforme.
Monsieur le ministre, vous invitez notre assemblée à débattre de la question de l’identité nationale.
Le gouvernement dont vous êtes l’un des ministres les plus zélés, aura au moins réussi à conduire chacun d’entre nous à sonder le temps long de l’Histoire. Celui dont Fernand Braudel nous a appris qu’il a forgé le discours que les peuples du monde ont appris à aimer de la France.
A la manière d’un vieux fleuve, notre pays transporte des alluvions qui sédimentent une culture avec ses lignes de forces, ses contradictions et ses questions restées sans réponses. Aujourd’hui vous demandez à la France de vous dire qui elle est. Elle s’apprête à vous répondre qu’elle a peur de ce que vous êtes en train de faire d’elle-même. Vous exigez de ceux qui vivent sur son sol qu’ils reconnaissent la République. Mais vous changez à ce point le visage de la République que chacun peine désormais à se reconnaitre en elle. A force de synthèses politiques douteuses et de relectures historiques frelatées vous rendez peu à peu la France nauséeuse.
D’abord Nicolas Sarkozy s’est plu, pendant la campagne présidentielle, à préempter avec un souci permanent d'auto promotion, à la fois de Gaulle et Jaurès, la république et les racines chrétiennes de la France, le message universel de la déclaration des droits de l’Homme et l’appartenance de la France à la civilisation occidentale. A coup de manipulations, il s’est employé à faire tomber un à un les repères établis par les respirations de l’histoire. Et beaucoup des valeurs fondatrices de la république ont ainsi été passées au laminoir des discours du chef de l'État.
Jusqu’à lui, nul républicain ne s’était aventuré à revisiter la laïcité comme une valeur fondatrice de la République. Car chacun qui avait exercé la plus haute responsabilité de l'État avait conscience de ce lien intime et indestructible qui liait la laïcité à la République au point d’en faire un élément essentielle de son identité.
La laïcité fut en effet l’aboutissement d’un combat sans merci qui portait comme une synthèse l’aspiration le la République à voir se réaliser les trois ambitions de sa devise : la liberté, l’égalité et la fraternité.
La laïcité désirait que chaque citoyen pût trouver dans l’indifférence de l’éducation à l’égard des croyances et des religions un chemin pour le libre exercice de sa conscience. Elle fut ainsi le moyen de conforter au cœur de la République la devise de la liberté. Comme elle établissait que l’essence même de l’Homme, l’emportait sur toutes les autres appartenances qui pouvaient le distinguer, elle fut un ressort puissant de l’égalité. Enfin, comme dans l’école de la république, dégagée de toute inféodation aux croyances et à leurs églises, elle garantissait l’accès de chacun à la connaissance et formait à la tolérance par l’apprentissage de l’ouverture à l’autre, elle constituait le socle solide de la fraternité.
Mais sans doute la laïcité était elle trop encombrante pour résister à l’obsession de rupture qui semble guider chacun des pas de ce gouvernement et de l’inspirateur de sa politique. Sur ce sujet grave, la parole du président de la république, portée au cœur de la basilique Saint jean de Latran, il y a quelques mois, justifie toute la rigueur d’analyse que l’on pourrait devoir à l’encyclique d’un pape.
En quelques mots, l’héritage laïque de la France se trouve bradé, au cœur d’un lieu de culte, où la jubilation de se voir consacrer chanoine d’honneur de la basilique Saint Jean de Latran autorise le chef de l'État à sonder la laïcité avec les arguments d’un pape ultramontain. En accusant la laïcité de couper la France de ses racines chrétiennes, il réintroduit la religion au cœur du discours politique et va jusqu'à consacrer la supériorité du prédicateur qui évangélise sur celle de l’instituteur qui éduque. « dans la transmission des valeurs et de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le prêtre ou le pasteur (...) parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance.»
Comment ne pas rapprocher ce propos de celui tenu par Jean Jaures à Castres, en juillet 1904 qui disait, parlant de la laïcité : « ainsi se dissiperont les préjugés, ainsi s’apaiseront les fanatismes…Et la conscience de tous ratifiera les lois nécessaires et bienfaisantes dont l’effet prochain sera de rassembler dans les écoles laïques, dans les écoles de la république et de la nation, tous les fils de la république, tous les citoyens de la nation ….» .
Quoi de plus fort que la juxtaposition de ces deux paroles pour mesurer l’intensité du divorce entre deux conceptions de la laïcité, et de ce fait de la République.
La rupture est ici consommée autant qu’elle est assumée. Elle établit non seulement la négation de la laïcité comme valeur républicaine intangible, mais relativise l’apport des Lumières à l’œuvre d’émancipation des citoyens désireux de recouvrer leurs libertés et leurs droits contre toutes les formes d’obscurantisme.
En fait, en s’attaquant à la laïcité, sous prétexte de vouloir en inventer une autre, plus positive, c’est la république qu’on atteint et l’identité de la France qu’on détruit dans ses fondements les plus intangibles.
On comprend mieux dès lors pourquoi Nicolas Sarkozy, par culture autant que par conviction, s’emploie à banaliser, dans le concert des nations occidentales, la parole de la France. Là où celle-ci s’affirmait laïque, il la préfère revendiquant ses racines chrétiennes, là où elle constituait un refuge, portant une parole singulière dans le monde, il la désire fondue au sein de l’OTAN, là où son message universel la plaçait comme un pont entre les civilisations, il théorise le choc des civilisations. Enfin, là où les services publics, dans leur neutralité, constituaient le patrimoine laïque de ceux qui n’ont rien, votre gouvernement les détruit un à un, à l’instar de l’éducation nationale, de l'hôpital public, ou encore de la poste, alors que pour Jaurès, déjà, l'émancipation laïque et la résolution de la question sociale étaient indissociables l’une de l’autre.
Oubliant que la laïcité porte en elle l’espérance de l’ affranchissement de l’Homme, par le dépassement de tous les dogmatismes le gouvernement réduit le débat sur l'identité de la France à celui de notre relation à l’étranger, stigmatisé au haut d’un minaret, avec tous les égarements nauséabonds que cela autorise. Comment éviter avec un tel discours que la morale religieuse qui distingue jusqu’à enfermer les êtres dans le communautarisme, ne se substitue dans chaque conscience à la morale républicaine qui rassemble ? Comment éviter dès lors que des jeunes, qui cherchent en vain un chemin qui les conduisent vers la citoyenneté ne le trouvent ailleurs que dans l’école et les institutions de la république au point de se perdre parfois dans l’extrémisme des fanatismes et des violences sectaires ? Comment expliquer à ceux qui ne sont pas chrétiens que si le prêtre ou le pasteur sont plus légitimes que l'instituteur à transmettre les valeurs essentielles ils devront, malgré tout, respecter le maître d'école comme le firent des générations et des générations d'élèves, de toutes confessions et nationalités, face à ceux qu'on appelait les hussards noirs de la République?
Par delà la posture, chacun mesurera les risques de dislocation de la République par la négation de ses racines laïques. Le modèle anglo saxon, communautariste, a montré ses dangers et ses limites. Si aucun creuset de valeurs partagées ne vient garantir l’indivisibilité de la République, comme un pacte chaque jour réitéré, les particularismes mineront la démocratie alors que les cultures qui la traversent auraient pu l’enrichir. C’est pourquoi la
laïcité renvoie à la notion ancienne de peuple formant un tout, à l'idée d'une indivisibilité par ailleurs inscrite dans notre constitution, à l'unité du peuple français. Cette unité n’est pas un nivellement ; elle permet à la République laïque, depuis plus d’un siècle, d’accueillir et d’intégrer en son sein l’ensemble des siens.
La France que nous désirons ardemment n’accepte pas ces discriminations qui éloignent de l’emploi, ou tout simplement de la vie, une grande partie de ses enfants en raison de leurs origines ethniques, religieuses ou sociales. La France que nous désirons ardemment n’a pas peur des musulmans de France, car elle pense la république laïque assez forte pour les accueillir tous dans le respect de ses valeurs. La France que nous désirons ardemment doit assurer l’égalité républicaine plutôt que réinventer les népotismes d’ancien régime, elle doit tendre la main à tous les quartiers de ses villes plutôt que de stigmatiser ses banlieues. Elle doit tout mettre en œuvre pour que l’égalité des chances et la méritocratie quittent leur statut de chimère.
Les immigrés et les plus faibles des français sont les premiers à pâtir des manquements au contrat social et au pacte républicain. Si l’aggravation de leur condition devait les renvoyer à leurs seules origines, a leur dénuement, ou pire encore étendre les discriminations qu’ils peuvent subir, alors le malaise social aujourd’hui perceptible pourrait se muer demain en rage sociale. Ils ne resteraient plus alors qu’à dire, comme au heures tristes du bonapartisme : « il est tant que les bons se rassurent et que les méchants tremblent ». Au moins la démonstration aurait été faite que la sécurité est davantage menacée par l'éclatement de notre modèle social, que par une immigration que chaque jour vous assignez devant le tribunal de l'opinion.
Nicolas SARKOZY s'emploie à changer l'identité de la France, c'est sans doute la raison pour laquelle il a confié à un ministre qui n'a pas hésité à changer d'identité le soin de conduire ce débat. Nul n'est dupe de ce qui se joue ici et sur ces thèmes.
Communiqué de presse
Paris, le 2 décembre 2009
Réduction drastique du format de la marine à Cherbourg, les élus demandent audience au ministre.
Alors que le Président de la République avait assuré que les sites de Défense de Cherbourg ne seraient pas concernés par les restructurations liées à la mise en œuvre du livre blanc et à la révision générale des politiques publiques, les annonces successives portent à plus de 250 la diminution programmée des effectifs.
L'opacité qui préside à la mise en oeuvre de cette réforme et l'ampleur des déflations d'emplois programmées créent au sein des établissements de la défense de Cherbourg, un climat de désespérance et de colère. Parmi l'ensemble des acteurs syndicaux et politiques comme au sein des personnels, la conviction se forge peu à peu que la réduction drastique du format de la marine à Cherbourg se traduira peut être à terme par la remise en cause du port militaire et de la préfecture maritime. Tout cela n'est pas acceptable.
Dans un tel contexte, Bernard CAZENEUVE a adressé ce jour un courrier à M.Hervé MORIN, afin que les cinq maires de la Communauté Urbaine de Cherbourg et le sénateur Jean-Pierre GODEFROY, soient reçus par le ministre pour lui faire part de leurs craintes et de leurs demandes.
Merci de trouver ci-joint la motion adoptée à l’unanimité par les élus de l’agglomération cherbourgeoise lors du Conseil de la Communauté Urbaine de Cherbourg du jeudi 26 novembre dernier.
CONTACT PRESSE: Rebecca PERES
01 40 63 68 18 - 06 47 87 91 62 - bcazeneuve@assemblee-nationale.fr
C'est à Fermanville, en présence de nombreux élus de la Communauté de Communes de Saint-Pierre-Eglise que B. CAZENEUVE a tenu sa dernière réunion de circonscription. Après une présentation des grands dossiers nationaux tels que la crise de l’agriculture, la réforme des établissements de Défense, le nucléaire, le Député a souhaité évoquer les sujets locaux qui intéressent plus particulièrement le Nord-Cotentin : terminal charbonnier, tourisme, desserte ferroviaire, mais également réforme des collectivités territoriales, suppression de la taxe professionnelle et difficultés des hôpitaux publics. Les élus présents ont ensuite pu échanger avec lui avant de se retrouver autour du verre de l’amitié.
C’est entouré des quatre maires de la Communauté urbaine de Cherbourg et devant plus de 200 personnes que Bernard CAZENEUVE a présenté aux élus et aux habitants des communes de Querqueville, La Glacerie, Equeurdreville-Hainneville, Tourlaville et Cherbourg-Octeville, les dossiers parlementaires et les réformes actuellement en cours à l’Assemblée Nationale. Le Député-Maire s’est ensuite exprimé sur les dossiers locaux avant de se soumettre au jeu des questions–réponses avec les personnes désireuses d’aborder des sujets plus particuliers. L’occasion pour Bernard CAZENEUVE de s’exprimer sur le Centre Hospitalier Public du Cotentin, le terminal charbonnier, la desserte ferroviaire…